Computer Museum
Musée de l'Informatique Pionnière en Belgique

Projet muséal

Projet culturel

Il n'existe pas de vrai musée de l'informatique dans un rayon de plus de 375km autour de Bruxelles/Namur. Par ailleurs, il est urgent de préserver les traces des débuts de l'informatisation en Belgique.

Quatre collections (Bull, Unisys, Lemaire, Maredsous) peuvent servir de noyau à cette préservation.

Le projet est de montrer la trajectoire mutationnelle du passage de l'écriture alphabétique à l'écriture électronique qui modèle la société d'aujourd'hui (voir Michel Serres, Petite poucette, Paris, les éditions du Pommier, 2012).

Le caractère novateur des TIC (Technologies de l'Information et de la Communication – fondées sur l'écriture électronique) serait souligné par le caractère novateur et évolutif de la conception muséale. Celle-ci serait créée par assemblage artistique (esthétique) de containers (N.B.: Le développement du transport par containers est historiquement parallèle au développement de l'informatique: inventé aux USA en 1952, il s'étend en Europe à partir de 1966!), soit à l'intérieur d'un espace protégé de grande dimension (type Hall Omnisport), soit sous forme d'une création extérieure (voir: Jure Kotnik, New Container Architecture: Manuel pratique, 2013). Un avant-projet architectural a déjà été réalisé sur base de cette conception de musée modulaire.

La conservation et la mise en valeur de la cohérence interne de chaque collection constitutive de l'ensemble doit mettre en évidence l'environnement humain et social complexe dans lequel ces technologies ont été développées. Cela permet éventuellement l'extension à d'autres collections d'informatique pionnière tout comme de couronner le parcours muséal par l'ouverture aux développements pionniers en cours. L'implantation namuroise veut suggérer la création d'un axe Sambre-Meuse des TIC (Mons: Mundaneum; Namur: NAM-IP; Liège: MMIL) superposant la troisième révolution industrielle au bassin de la première et de la seconde révolution industrielle.

La création comporte: la sécurisation du stockage des collections et leur inventaire; la mise en place des premiers parcours ouverts au public (et donc la documentation et présentation muséographique et pédagogique de ces parcours).

Dans un quartier un peu difficile de la Ville de Namur (quartier des Balances), ce projet voudrait aider à inventer les voies d'une réduction de la fracture sociale créée précisément par les technologies électroniques (robotisation, pertes d'emploi, contrôles, manipulations par des finances internationales, etc).

Ce projet est déjà incorporé au Livre Blanc de la Culture de la Ville de Namur (Namur Confluent Culture, version finale, octobre 2013, p. 106): «La Fondation Roi Baudouin accueille dans son Fonds Informatique pionnière en Belgique quatre collections informatiques belges en péril. L'Université de Namur, elle-même pionnière en ce domaine, souhaite que la mise en valeur de ces collections se réalise dans un espace muséal situé à Namur. Ce type de Musée n'existe pas à moins de 350km à la ronde. Namur constituerait ainsi un noeud de l'axe des nouvelles technologies en Wallonie (Mons-Namur)Liège).»

Par ailleurs, les promoteurs du projet adhèrent pleinement à l'avis du spécialiste en muséologie américain Stephen E. Weil: “Les musées ne sont pas fondamentalement différents des autres organisations sans but lucratif. Comme elles, leur qualité est en définitive jugée par le service public qu'ils offrent et non par les résultats économiques qu'ils peuvent réaliser!” “Les musées ont un intérêt dans la mesure où ils sont perçus comme apportant quelque chose de valeur à la communauté qu'ils déservent au-delà du seul fait de leur existence”(Stephen E. Weil, Making Museums Matter, Smithsonian Books, Washington, 2002, pp. 4-5, trad. R.-F. Poswick)