Computer Museum
Musée de l'Informatique Pionnière en Belgique

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NAM-IP Infos 2017/1 – Recherche
Le colloque «Namur: pionnière du numérique» à l'occasion de l'inauguration du Computer Museum NAM-IP à l'Université de Namur, 28 octobre 2016

Plan du Colloque ▲

L'informatique à portée de tous. La création du graduat en informatique à Namur

Daniel Chavée, Directeur-Président honoraire Haute École de Namur-Liège-Luxembourg

 Préambule

 Le défi qui m’est proposé et que j’ai accepté de relever à l’occasion de l’ouverture à Namur d’un nouveau musée – celui de l’Informatique – n’est autre que d’évoquer en quelques minutes un des pans souvent méconnu – voire même ignoré – de l’introduction de formations informatiques dans notre Ville de Namur; ce qui en fait depuis quelques décennies déjà une pionnière dans ce secteur qui façonne notre vie au quotidien.

L’exposé qui suit a ses limites: il n’est pas l’œuvre d’un historien au sens technique du terme. N’attendez pas de celui qui vous parle force références bibliographiques ou autres. Cet exposé est plutôt le fruit de quelqu’un qui, mathématicien de formation, a suivi et accompagné, depuis 35 ans, l’évolution d’un outil devenu au cours du temps incontournable. Il est aussi – et c’est ce qui en constitue peut-être sinon sa légitimité, à tout le moins son originalité – le fait de quelqu’un qui, namurois d’adoption depuis longtemps déjà, a côtoyé de près ceux qui ont compté parmi les pères fondateurs. J’ai pu, au cours du temps, recueillir leur témoignage, de première main : certains d’entre eux sont aujourd’hui décédés; d’autres, heureusement, peuvent encore témoigner des débuts de cette audacieuse et fabuleuse aventure. Je tiens à les remercier toutes et tous chaleureusement pour leur apport à cet exposé qui leur est dédié. C’est dire à la fois l’originalité et les limites de mon intervention. À d’autres plus qualifiés sans doute, il reviendra d’étoffer le propos qui n’a d’autres prétentions – outre celle de donner quelques repères historiques – que de montrer combien l’informatique est profondément inscrite depuis longtemps dans les gènes de l’enseignement supérieur à Namur, autres que dans ceux bien connus et toujours appréciés de son Université.

 Contexte

 Commençons par un rappel: l’informatique est une science très récente – moins d’un siècle. C’est en 1966 – il y a cinquante ans à peine – que l’Académie française la définit comme «la science du traitement rationnel, notamment par machines automatiques, de l'information considérée comme le support des connaissances humaines et des communications dans les domaines techniques, économiques et sociaux». Si les ordinateurs ont été conçus au départ pour exécuter des calculs numériques trop longs ou trop compliqués pour être effectués à la main, on s’est assez vite aperçu que de telles machines pouvaient également traiter des informations non numériques (par exemple, reconnaître une chaîne de caractères dans un texte). Les calculateurs devenaient des machines universelles de traitement de l’information, d’où le mot «ordinateur», retenu en 1956 pour trouver un équivalent français à l’expression anglaise «data processing machine». Ce terme a progressivement remplacé celui de calculateur, au sens trop restreint. Les premiers ordinateurs datent de 1949. C'est la notion de programme enregistré, due à John von Neumann et à ses collaborateurs qui, en 1945, transforme les machines à calculer en ordinateurs.  Voilà pour le contexte très global. D’aucuns pouvaient imaginer au départ que ces machines sophistiquées allaient rester confinées au monde universitaire et scientifique. À Namur, c’était sans compter sur l’audace et l’aspect visionnaire de deux chanoines : les abbés Schwartz et Bernard.

Nous sommes à la fin des années 60. En Europe, les années de guerre sont – beaucoup l’espèrent en tout cas – à ranger aux oubliettes de l’Histoire. Globalement, c’est une époque d’euphorie, de dynamisme économique retrouvé, l’époque des golden sixties! En Europe, après les horreurs des années 40, des hommes rêvent d’asseoir définitivement la paix: le traité de Rome jette les bases d’un avenir que d’aucuns imaginent radieux ; de part et d’autre de l’Atlantique, on se prépare activement à conquérir la lune. Quand ils évoquent la fin des années soixante, les historiens mettent bien naturellement en évidence l’extraordinaire bouillonnement d’idées et d’événements. En mai 68, à Paris, une révolte des étudiants a remis en cause le modèle de croissance des Sixties. Ce qui semblait n’être, au point de départ, qu’un chahut estudiantin a pris l’allure d’une véritable insurrection qui ébranle même le pouvoir du Président français de l’époque. Des slogans fleurissent sur tous les murs: peace and love, participation, décentralisation, imagination au pouvoir. En Belgique, un autre slogan – Walen buiten – provoque la scission de l’Université de Louvain.  L’enseignement secondaire intensifie sa diversification et est à l’aube d’une profonde réforme – celle du rénové. À Namur, à côté des filières classiques portées par de grandes institutions d’enseignement secondaire qui ont pignon sur rue telles le Collège Notre-Dame de la Paix, les instituts Saint Louis et Saint Aubain, les filières techniques et professionnelles prennent de l’ampleur. L’Institut technique de Namur (ITN) créé en 1917 est en pleine expansion: il voit sa population atteindre les 950 élèves en 1965 et, cette année-là, quittant la rue Grandgagnage s’installe définitivement sur le site d’Asty Moulin, derrière la gare. C’est en cette même année 1965 qu’arrive à sa tête l’abbé Nicolas-René Schwartz.

 L’époque des pionniers

 Cet économiste de formation a enseigné quelques années les langues germaniques au Collège de Bellevue à Dinant et, détail qui n’est pas sans importance, il occupait en même temps un poste de chargé de cours à la Faculté des Sciences économiques et sociales de Namur où il assurait un cours de comptabilité. Résolument à l’écoute de ce monde en pleine mutation, pragmatique et visionnaire, l’abbé Schwartz est animé de cette conviction que le développement économique ne pourra se passer de l’enseignement technique et professionnel. À l’écoute constante des milieux professionnels, il va d’emblée poursuivre et intensifier l’extension de l’ITN en ouvrant de nouvelles sections répondant aux besoins d’une société marquée de plus en plus par l’essor des sciences et des techniques.

Découvrant toute la richesse et la potentialité de cette forme d’enseignement, il est obsédé par une question: alors qu’existe un enseignement supérieur de type court dans les domaines pédagogique, paramédical et social, pourquoi ne pas offrir aux élèves sortant de l’enseignement technique un enseignement supérieur de type court qui leur serait spécifique? Avec quelques jeunes ingénieurs engagés à l’ITN pour la nouvelle section électromécanique, il conçoit un programme d’enseignement supérieur appelé à la prolonger: il crée et ouvre, en septembre 1968, le graduat en régulation-automation. À l’instar du titre d’instituteur et de régent dans le secteur pédagogique, de celui d’infirmier dans le secteur paramédical ou encore d’assistant social dans le secteur social, le titre de gradué en régulation-automation s’obtient à l’issue d’un cycle de deux ans. Dans la foulée, il crée une nouvelle institution, l’ITSN - l’Institut Technique Supérieur de Namur –  qui, trois ans plus tard, allait devenir l’IESN, l’Institut d’Enseignement Supérieur de Namur. Cette institution nouvelle d’enseignement supérieur est destinée à accueillir toutes les sections nouvelles que le Chanoine Schwartz comptait ouvrir pour les jeunes désireux d’acquérir un diplôme d’enseignement supérieur aux orientations et finalités techniques et économiques autres que celles de l’Université. C’est un autre abbé, le Chanoine Gérard Bernard, qui en prend la direction et qui est chargé de la construction d’un nouveau bâtiment destiné à accueillir la toute jeune institution.

 Le point de départ et le temps de la croissance

 Convaincus des potentialités et de l’inévitable développement de la science informatique, les deux hommes créent et ouvrent dans la foulée une autre section : le graduat en informatique. Dans les journaux Vers l’Avenir des 3 juillet et 26-27 juillet 1969, un encart publicitaire présente ainsi la nouvelle formation: «Graduat en informatique: deux années d’études. Accessible aux jeunes gens et aux jeunes filles. Le diplôme donne accès, à certaines conditions, à une maîtrise et à une licence en informatique à la Faculté des Sciences économiques et sociales de Namur.» Dans son programme, cette nouvelle formation fait la place belle à une solide formation mathématique et logique, à l’étude des bases de données, des langages informatiques tels le Fortran, le Cobol, à une formation à la gestion des entreprises ainsi qu’à l’apprentissage du néerlandais et de l’anglais. L’objectif était prioritairement de former des jeunes informaticiens directement opérationnels, aptes à rédiger et à implémenter des programmes d’aide à la gestion des entreprises. Toutefois, l’objectif ne se limite pas à cela. Il s’agit de leur permettre d’accéder à certaines conditions à une maîtrise (en 3 ans) et à une licence (en 2 ans) en informatique à la Faculté des Sciences économiques et sociales de Namur. Nul doute que la proximité du Chanoine Schwartz avec le Père Joset et cette même Faculté – rappelons qu’il y exerçait lui-même une charge d’enseignement –, cette proximité a facilité très certainement la mise en place de ce qui préfigurait à l’époque le système de passerelles entre l’enseignement supérieur de type court et l’enseignement universitaire de type long. Dès son ouverture, cette nouvelle section connaît un réel succès: 93 étudiants y sont inscrits en septembre 1969. D’années en années, le succès ne se démentira pas en raison des besoins du marché très certainement, de l’évolution de la société sans doute, mais aussi – il faut le dire  –  en raison de la qualité de la formation dispensée. Ce succès se traduira par une croissance constante des inscriptions en 1ère année – jusqu'à 320 étudiants au tournant de l’année 2000.

De ces années de croissance, deux éléments essentiels sont à souligner. Le premier, c’est l’allongement de la durée des études. En 1992, le gouvernement en place en Communauté française de Belgique décide d’ajouter une année à toutes les formations d’enseignement supérieur hors université. Le graduat en informatique – comme toutes les autres formations de type court – voit donc sa durée passer de deux à trois ans. Pour faire quoi? Essentiellement pour améliorer le contact des jeunes en formation avec le monde de l’entreprise. Jusqu’alors, celui-ci avait lieu dans le cadre d’une immersion d’un mois, pendant les vacances d’été, entre la première et la deuxième année. Dorénavant, un semestre complet de la troisième année d’études sera consacré à un stage en entreprise qui devient, par la même occasion, partie intégrante de la formation. Outre le bénéfice pour les étudiants d’un premier et assez long contact avec les entreprises, le suivi systématique de ces stages par les enseignants leur a offert la possibilité d’adapter constamment leurs enseignements à la réalité en évolution rapide du monde du travail.

Un autre point encore à retenir pour ces années de croissance concerne le passage du graduat à la licence ou à la maîtrise en informatique. Depuis le début de sa création – nous l’avons déjà signalé – une passerelle était prévue entre le graduat et la licence et la maîtrise en informatique organisée à l’Institut d’Informatique des Facultés Notre-Dame de la Paix. Comment était envisagé ce passage? Il faut d’abord signaler que le programme du graduat  –  sans être le moins du monde dicté par cette opportunité  –  l’incluait toutefois dans la conception du cursus: ainsi, une préparation spéciale avec des compléments de mathématiques était organisée pour les étudiants qui prévoyaient de passer l’examen d’admission pour le deuxième cycle des études en informatique. Sans être la majorité, beaucoup de gradués de l’IESN ont choisi cette voie dans laquelle la plupart d’entre eux ont souvent bien réussi et parfois même brillamment. Il faut dire que l’introduction au début des années 2000 d’une année complémentaire à insérer par les universités entre la fin du graduat et le début d’une licence en a détourné plus d’un de cette filière qui pourtant, ici à Namur, était particulièrement gagnante.

 Le temps de la diversification

 Jusqu’au tournant de l’an 2000 – hors la licence et maîtrise aux Facultés – la seule filière d’enseignement supérieur en informatique organisée à Namur était donc le graduat en informatique qui –  vu son orientation spécifique ‒ s’intitulait exactement « graduat en informatique de gestion ». Dans les années nonante, les demandes étaient fortes de la part des employeurs d’un profil de concepteurs de programmes informatiques très sollicités au moment où les entreprises notamment préparaient le passage à l’an 2000 et au moment où les banques européennes s’activaient, elles, pour le passage des devises nationales à la monnaie unique. Toutefois, en ce début de nouveau millénaire, avec, entre autre, le développement d’Internet, les profils sollicités en informatique commencent à se diversifier fortement. Résolument soutenue par Agoria, la Fédération de l’industrie technologique, la Haute École IESN va ainsi créer en 2001 une nouvelle filière classée dans la catégorie technique: le graduat en technologie de l’informatique. Destinée à former des gestionnaires de réseaux informatiques, cette nouvelle formation rencontrera, dès sa création, le succès annoncé : alors que l’institution avait prévu une centaine d’étudiants pour la première année, elle en a accueilli 120 et ce nombre n’a cessé de progresser pour atteindre une moyenne annuelle de 250 étudiants sur l’ensemble du cycle. Le pari était gagné dans la mesure où, effectivement, le graduat en informatique de gestion voyait sa population étudiante diminuer sensiblement pour se stabiliser autour de 130 étudiants inscrits en première année. Il faut dire qu’au même moment – signe encore de l’évolution du secteur – la Haute Ecole Albert Jacquard de Namur ouvrait un graduat à la croisée de l’informatique et des arts graphiques: le graduat en infographie. Dès sa création, ce graduat a connu un énorme succès, indice lui aussi de la diversification en marche dans le domaine informatique.

Devant le développement rapide de nouveaux outils – tablettes et autres smartphones – les autorités de l’HENALLUX – la Haute École de Namur-Liège-Luxembourg issue des fusions de l’IESN, de l’HENaC (Haute École Namuroise Catholique) et de la HEBP (Haute École Blaise Pascal du Luxembourg) – ont poursuivi la diversification déjà amorcée en créant, en 2012, en codiplomation avec les Universités de Namur et de Liège, un Master en Architecture des Systèmes informatiques. Dans la présentation qui en est faite sur le site de la Haute École, on peut lire ceci: Les organisations privées et publiques sont à la recherche de spécialistes capables de concevoir des systèmes informatiques hétérogènes et sécurisés. De plus en plus, l’informatique mobile constitue la face visible d’architectures informatiques complexes et distribuées sur plusieurs plateformes (Mainframes IBM, serveurs travaillant sur des systèmes d’exploitation divers, tablettes, téléphones mobiles, etc.). Le Master en Architecture des systèmes informatiques (MASI), unique en Belgique, se consacre à ces évolutions. Dans le même ordre d’esprit, il convient de signaler l’ouverture, cette année, à Namur d’un Master en Transmedia, fruit d’une codiplomation entre la Haute École Albert Jacquard, l’Université de Namur et l’IMEP – École Supérieure des Arts de Namur  – qui, elle-même, s’est lancée tout récemment dans le développement de l’informatique musicale.

Je m’en voudrais de terminer ce rapide survol historique sans évoquer la dimension internationale acquise par les études de type court en informatique de Namur qui, soit dit au passage, depuis 2004, ne s’appellent plus «graduats», mais bien «bacheliers». Sans attendre le décret dit de «Bologne» qui, en 2004, inscrivait l’enseignement supérieur de la Communauté française de Belgique dans l’espace européen de l’enseignement supérieur, les responsables des formations informatiques à l’IESN et les jeunes ingénieurs engagés pour lancer cette filière de formation ont cherché à nouer les meilleurs partenariats possibles non seulement en Europe mais également dans le monde. Je donnerai seulement deux exemples pour en convaincre. Le premier accord est celui signé avec la firme CISCO, un des leaders mondiaux de la technologie des réseaux. Moyennant certaines conditions très strictes qui n’entamaient en rien la liberté d’enseignement à laquelle l’institution reste particulièrement attachée mais qui assuraient le sérieux requis pour la reconnaissance de la certification CISCO, cette firme a donné à l’IESN le statut d’académie régionale, permettant ainsi d’octroyer aux étudiants qui s’y inscrivent le CCNA  – Cisco Certified Network Associate – une certification internationalement reconnue dans le monde des entreprises, manifestement un plus pour le curriculum vitae de l’étudiant. Par ailleurs, l’accord passé permettait aussi à l’IESN de créer des académies locales CISCO. Plusieurs ont vu le jour ; j’en citerai seulement deux : l’une au Chili, plus précisément au Centre de Formation technique de Lota Arauco dépendant de l’Université de Conception au Chili. C’était en 2004, il y a 12 ans déjà. En 2007, l’expérience fut renouvelée avec l’École supérieure de Technologie de Berrechid au Maroc ouvrant ainsi la porte à un partenariat beaucoup plus large avec l’Université Hassan Ier de Settat dont cette École fait partie.

Outre ces partenariats, d’autres ont vu le jour, dans le cadre notamment des accords Erasmus, avec bon nombre d’universités européennes, permettant non seulement des échanges d’étudiants et de professeurs, mais ouvrant aussi la possibilité aux étudiants de poursuivre un second voire un troisième cycle d’études supérieures. Je ne citerai qu’un exemple: un étudiant qui, en 2010, terminait sa formation de bachelier en technologie de l’informatique s’est vu octroyer, à l’issue de sa 3ème année passée à l’Université de Vaasa en Finlande, dans le cadre des échanges Erasmus, le diplôme conjoint de bachelor de cette même université et de l’HENAM, la Haute École de Namur née de la fusion de l’IESN et de l’HENaC. Deux années après, il décrochait, avec la mention Summa cum laude, un Master of Science, Ethical Hacking and Computer Security à l’University of Abertay de Dundee en Écosse. Il vient de terminer un doctorat, un PhD Electronic and Electrical Engineering, avec comme sujet de thèse l’Intrusion Detection Systems on massively parallel Hardware, thèse soutenue à l’University of Strathclyde de Glasgow. De retour à l’University of Abertay, il vient d’y entamer une carrière académique comme chargé d’enseignement. C’est dire que, si elles sont particulièrement appréciées dans les universités belges, nos formations namuroises du cycle de type court jouissent également d’une belle reconnaissance au niveau international.

 Conclusion

 Au moment de conclure cet exposé, je voudrais tout simplement en rappeler l’objectif: montrer la participation non négligeable de l’enseignement supérieur en Hautes Écoles dans le développement des études informatiques en notre Ville de Namur. Vingt minutes pour résumer 50 années d’implication forte, c’est évidemment trop court. Puisse toutefois ce temps qui m’était imparti avoir suffi à éveiller ou, mieux, réveiller l’attention à une réalité peut-être encore trop longtemps méconnue ou, ce qui serait pire, ignorée. Au moment où est inauguré le Musée de l’informatique à Namur, au moment où Namur se positionne résolument comme Ville numérique du futur, il est bon de montrer, dans toutes ses dimensions – et elles sont nombreuses – la légitimité de cette prétention. La communication de ce jour, dans le cadre de ce colloque, appelle d’autres développements et peut-être – pourquoi pas? – une reprise sous la forme d’une thèse doctorale qui étudierait de façon plus élaborée une Histoire de l’Informatique à Namur. C’est là non seulement un souhait mais bien plus encore un appel en ce sens car vraiment il y a matière, tout en sachant que l’Histoire s’écrit encore et que de nombreux projets existent et verront encore le jour dans les mois et les années qui viennent : je citerai à titre d’exemple le dossier déposé récemment par l’HENALLUX à l’ARES – l’Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur de la Fédération Wallonie-Bruxelles – pour l’ouverture en septembre 2017, au département technique IESN, d’un Baccalauréat en Informatique et Systèmes : orientation sécurité des systèmes. Cet exposé n’a d’autres prétentions que celle d’avoir contribué modestement à susciter l’intérêt et le soutien pour de telles initiatives et de tels projets afin que, dans un monde globalisé et en pleine mutation, Namur reste à l’avenir et pour longtemps, ville pionnière du numérique.

Je vous remercie de votre attention.